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Conférence de presse sur le rapport 2009

Déclaration de presse du secrétariat du Réseau marocain euro méditerranéen des ONG Casablanca, le mardi 23 mars 2010

Mes dames et Messieurs Les représentants de l’UE au Maroc, Les représentants des médias et des agences de presse

Au nom des membres du Secrétariat du Réseau marocain euro méditerranéen des ONG, je vous salue et vous souhaite la bienvenue à cette conférence de presse consacrée à la présentation du Rapport annuel du Réseau qui présente une observation et un suivi de la dynamique Maroc/ UE, suivant ses divers aspects, afin de concrétiser la présence de la société civile à travers son rôle dans l’observation, le suivi, l’évaluation et la critique. Je voudrais, à cette occasion, remercier particulièrement nos amis de la Délégation de l’UE, qui suivent de près les étapes du développement du partenariat maroco-européen, à travers ce qui est réalisé et ce qui est encours de réalisation. Je remercie également les médias qui veillent à faire le suivi des activités du Réseau Marocain Euromed des ONG’s, dont les efforts se conjuguent aux nôtres, en vue d’éclairer l’opinion publique, et de communiquer convenablement avec l’ensemble des composantes du peuple marocain. Notre conférence aujourd’hui, lors de laquelle nous présentons notre Rapport, se tient dans une conjoncture encore marquée par la crise économique qui s’est abattue sur plusieurs pays du monde, avec ses conséquences plus ou moins graves. Elle se tient aussi, au lendemain du Sommet maroco-européen qui a brossé un horizon plus vaste au partenariat entre le Maroc/UE, à même d’assurer une intégration économique avancée et de consolider les bases de la stabilité dans la région. L’importance de l’accord d’association est due au fait qu’il est basé sur un engagement mutuel pour développer des valeurs communes : respect des lois régissant la relation bilatérales, bonne gouvernance,

développement des relations de voisinage, économie de marché et développement durable.

Le « statut avancé » accordé au Maroc, est une réponse première, donnant à notre pays une position au-delà de l’association et en deçà de l’adhésion. Cela augure d’une attitude positive de la politique de voisinage. Ainsi, un plan d’action a été adopté à travers lequel l’UE fournira une aide technique pour la mise à niveau de l’entreprise et pour l’avancée dans : • le dialogue politique et les réformes visant la consolidation de l’Etat de droit • les réformes économiques et sociales afin de moderniser et de mettre à niveau l’économie • le commerce, le marché et les réformes juridiques en vue de l’afflux des échanges et des investissements, et l’adéquation de la législation au niveau du code du travail • la coopération judiciaire pour mettre en conformité les législations en matière d’émigration et consolider la coopération dans le domaine de la sécurité des frontières • le transport, l’énergie et les sciences technologiques en vue de moderniser les infrastructures du transport et de l’énergie. • La communication entre les peuples pour le rapprochement des cultures.

Dans ce contexte, on enregistré aussi l’adoption de : ¤ la loi des partis ¤ la loi électorale ¤ la nouvelle charte de l’aménagement du territoire ¤ la loi de lutte contre la corruption ¤ la reconnaissance du pluralisme culturel (création de l’IRCAM)

Mais, d’autres questions prioritaires n’ont pas encore été traitées, malgré leur lien étroit avec le référentiel de l’accord maroco-européen, telles que : • la ratification de la convention des Nations Unies sur la corruption • la signature de la convention internationale pour l’abolition de la peine de mort • les amendements du code de la presse.

La situation de la presse dans notre pays a encore besoin d’un soutien fort à même de renforcer la liberté d’expression dans le cadre du respect du sens de la responsabilité et des règles déontologiques de la profession. Autrement dit, soutenir l’institutionnalisation des entreprises de la presse et des autres médias, et protéger ces dernières de tout abus qui entraverait l’extension de la liberté d’expression au Maroc.

De même les signaux sociaux sont clairs, à travers : • le lancement de l’INDH • l’entrée en vigueur du code du travail et le début de la mise en œuvre de la couverture médicale • la mise en œuvre du code de la famille et du code de la nationalité

Par contre, au niveau du commerce et du marché, nous attendons encore une avancé au niveau de :

• l’amélioration du climat des affaires et des conditions d’investissement • l’adoption d’une loi de protection du consommateur • la ratification de la convention de l’OIT relative à l’égalité dans l’emploi • la dynamisation du rôle du conseil de la concurrence • l’élaboration d’une charte euro méditerranéenne de l’entreprise

La persistance du conflit dans la région du Moyen Orient et de la tyrannie israélienne au cœur de la Méditerranée interpellent l’UE pour une position claire et une action concrétisant une position juste et équilibrée, visant à rendre justice au peuple palestinien, en reconnaissant ces droits légitimes et en faisant face à l’attitude agressive d’Israël à travers les décisions internationales et la volonté de la communauté internationale appelant et soutenant une solution équilibrée, à même d réduire la tension dans la région et de réaliser la paix au profit de l’ensemble de la Méditerranée.

De même, la coopération au niveau judiciaire est un chantier en attente pour : • la lutte contre l’émigration clandestine • la ratification de la convention internationale de l’ONU pour la lutte contre le crime hors frontières • l’engagement pour une stratégie de lutte contre la drogue • une loi de lutte contre le blanchiment d’argent

La mise en œuvre par l’UE des conventions signées avec le Maroc est un facteur fondamental à leur légitimité et crédibilité, en vue d’ouvrir la voie au progrès des deux parties qui est au service du Maroc et de l’UE.

Nous rappelons ce cadre général de coopération et de partenariat par ce qu’il constitue le domaine de notre action en tant que société civile, militants des droits de l’homme, syndicalistes, femmes, jeunes, chercheurs académiques…Nous en saluons les aspects positifs, nous incitons vers ce qui nécessite une mise en œuvre, et nous insistons sur tout ce qui s’inscrit dans le cadre de la protection des droits de l’homme et du développement socioéconomique, en observant les engagements des partenaires, en dévoilant les insuffisances ou dysfonctionnements, et en sensibilisant et faisant prendre conscience au citoyen marocain de l’importance du partenariat Maroc/UE. Notre rôle de partenaire civile à travers l’observation et les résultats de terrain, nous poussent à aspirer davantage à jouer le rôle effectif de faire le suivi de l’exécution des engagements mutuels. A cette occasion, nous considérons que l’attitude négative à l’égard de la demande du Réseau de participer en tant qu’observateur au Sommet de Grenade, nous a privé d’élargir le champ d’accomplissement de notre mission en tant que société civile, dans le suivi d’une étape fondamentale dans les relations Maroc/UE ; ce qui va à l’encontre de la Déclaration de Barcelone.

Si la question de l’émigration est au cœur des relations Maroc/ Union Européenne, avec ses problèmes, ses exigences, et les engagements mutuels, on s’attend à des initiatives consolidant le droit des émigrés, protégeant leurs acquis et mettant un terme aux vagues de racisme visant leur présence. De même, la question de l’émigration clandestine, mérite d’être traitée, non seulement selon une vision sécuritaire, mais suivant une vision sociale et de développement global.

Mes Dames et Messieurs,

Cette conférence de presse et la présentation du rapport de cette année du Réseau est un pas qui s’ajoute à celui effectué l’année dernière, lors de la présentation du précédent rapport. Nous souhaitons qu’il soit une valeur ajoutée sur la scène nationale, reflétant la vigilance de la société civile et faisant avancer sa prise de conscience pour l’intérêt à l’égard des affaires publiques nationales à tous les niveaux, notamment pour les questions fondamentales liées à la vie quotidienne des Marocains et aux horizons encadrant les relations du Maroc avec l’UE.

Le Rapport présente un produit dont la base est constituée par les données qu’on a pu recevoir et avons œuvré à recueillir auprès des différents ministères et départements gouvernementaux ; ce qui est une première dans les relations du gouvernement avec la société civile, puisque cette base de données repose sur les rapports officiels parallèlement aux autres sources de la société civile et des chercheurs. Nous avons travaillé sur ces données suivant un esprit collectif, à travers des commissions thématiques qui les ont traité et y ont apporté des précisions, dans le cadre d’ateliers et de journées d’études qui nous ont permis de développer notre aptitude à réaliser ce rapport par ses diagnostics, ses conclusions et ses recommandations. C’est un travail dont nous sommes fiers, en tant que contribution collective de la société civile ; et votre présence aujourd’hui ainsi que votre suivi de nos actions pour les diffuser auprès de l’opinion publique, nous incitent à poursuivre nos efforts pour assurer un apport de qualité et de crédibilité croissantes, en vue d’une relation de partenariat distingué, impactant positivement la dynamique nationale et euro méditerranéenne.

Mes Dames et Messieurs,

Sans plus tarder, je donne la parole au professeur Nour-eddine Saoudi, pour vous présenter le Rapport du Réseau marocain euromed des ONG 2009 ;

Avec le soutien de la délégation de la commission  européenne à Rabat
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